Commencée sur fond de crise financière, l’année 2009 pouvait déboucher sur deux scénarios antinomiques. Un axe pessimiste pouvait laisser présager un fort repli de l’activité économique avec l’effet « boule de neige » qui en résulte. Une logique plus optimiste était également susceptible de générer un élan de dynamisme tant des entrepreneurs que de leurs partenaires, permettant de limiter l’impact de la crise. Et c’est sur cette dernière tendance que s’est finalement conclue l’année 2009 : grâce aux efforts conjugués de tous ses acteurs, l’économie parisienne s’est maintenue en dépit de la conjoncture difficile.
Malgré un niveau de création d’entreprises globalement moins élevé que l’année précédente, la population des entreprises parisiennes est restée stable en 2009, elle augmente même de 1% et la
densité moyenne d’entreprises par rapport au nombre d’habitants se maintient à 15% au même niveau qu’en 2008.
Après neuf mois de baisse consécutive par rapport à l’année précédente, la création d’entreprises reprend vigueur à partir de septembre 2009 et le nombre des immatriculations d’entreprise à Paris dépasse celui de 2008 à partir de novembre.
Spécificité de l’année 2009, grâce aux mesures gouvernementales simplifiant le statut de la SAS, cette forme juridique tire la création d’entreprises vers le haut avec une augmentation de 46% par rapport à l’année précédente. Effet induit des réformes, le niveau de capitalisation de ces entreprises baisse fortement.
Avec ses 4 000 entreprises au kilomètre carré, Paris demeure malgré la crise un véritable vivier d’entreprises dont la pérennité moyenne de 11 ans leur donne une assise et une capacité de résilience face aux complications économiques. Preuve en est, le taux des difficultés d’entreprise, en dépit de la période, se maintient au-dessous de 2% en 2009.
Si les difficultés conjoncturelles accroissent le nombre des défaillances d’entreprises en 2009, la forte implication des professionnels de l’entreprise, juges, greffiers, avocats, experts comptables, chambre de commerce, etc., a joué un rôle modérateur certain. Les effets de la loi de sauvegarde se concrétisent par un accroissement de 49% des procédures de mandat ad hoc et conciliation et le nombre d’ouvertures de procédure de sauvegarde et de redressement judiciaire augmente de 54% en 2009.
Les liquidations judiciaires en augmentation entre mars et septembre 2009, amorcent leur reflux à partir d’octobre jusqu’en fin d’année. La moyenne mensuelle annuelle des liquidations judiciaires à Paris s’élève à 303 en 2009 contre 296 en 2008, soit une augmentation de 2%.